Lookin'Down

Ma petite vie, toute simple.

30 avril 2008

Amoureux. Mais pas comme au premier jour.

On attend tous l'amour. Le vrai, l'unique. celui qui nous fera vraiment vivre. Celui qui donnera un véritable sens à nos existences. L'amour n'est pas qu'une icone, ce n'est pas qu'un cliché. C'est bien plus fort que cela. L'amour c'est l'essence même de la vie. C'est pour nous tous un objectif, plus ou moins assumé. Alors on se met tous à l'attendre, parfois avec impatience. Certains vont le chercher, et pour cela se donnent les moyens de le trouver partout où ils peuvent. Certains l'attendent, imperturbables, en sachant qu'il viendra de lui-même. D'autres font semblant de ne pas s'y intéresser. Mais tous ont en commun l'espoir. L'espoir que l'amour, un jour, viendra transformer leur destin.

L'amour est ce qu'il y a de plus fort dans la vie. Une véritable énergie, d'une grande puissance, qui a un impact considérable sur nous-même, sur notre perception des choses, sur nos réactions, nos échanges avec les autres. L'amour est un moteur qui a sa propre raison de vivre, indépendamment de nos choix. C'est le facteur qui a certainement le plus d'influence sur nos comportements et notre état d'esprit, sans que nous ne soyons capables de l'influencer à notre tour. Nous en sommes éternellement dépendant. Ce qui en fait sa force, son pouvoir et aussi sa richesse.

L'amour est capable de nous épanouir, de nous rendre heureux. Il est la source même du plaisir de la vie. C'est grâce à l'amour que le regard de l'être cher nous permet d'oublier nos problèmes, de faire face aux difficultés du quotidien. C'est la présence de cet être qui nous rend fort, qui nous rassure, qui nous apaise. Ce sont ses paroles qui peuvent nous soulager, nous distraire ou bien encore nous émerveiller. C'est bien l'amour qui nous lie à l'être aimé, et qui nous donne toutes les chances d'avancer dans la vie.

L'amour est fatalement ce qui peut arriver de mieux dans une vie. Attention, je parle toujours du vrai, de l'unique amour. Celui qu'on ressent au plus profond de nos tripes. Celui pour lequel n'importe quelle question se révèle inutile. Cet amour là ne se raconte pas, il se vit. Il est indescriptible de nature. Cet amour, source du bien-être optimal, est celui qui nous fait surmonter nos épreuves, aussi difficiles soient-elles. C'est quand l'amour surgit que le moteur s'emballe, et vous fait vivre un véritable rêve qui semble éternel. L'amour vous donne des ailes, vous communique une force monumentale, qui fait découvrir à chacun des forces bien plus grandes que celles qu'on peut imaginer. L'avenir semble radieux, et c'est à deux qu'on décide de s'y diriger. Car c'est à deux, avec le lien de l'amour, que l'homme a la chance de devenir quelqu'un.

C'est donc dans ces périodes-là que l'amour prend toute sa puissance. Puissance bien plus grande que ce que l'on pourrait croire : quand il est là, il prend toute la place. Il peut aller jusqu'à remplacer la confiance, jusqu'a prendre la place des promesses, jusqu'à annihiler totalement la raison. Seul l'amour devient, par l'intermédiaire de l'être cher, le guide de nos vies. On écoute les yeux fermés, on regarde sans vraiment voir. L'amour, c'est un peu comme un filtre qui sublime tout ce qui peut nous approcher. Un gigantesque créateur de bonheur, en quelque sorte.

Nous sommes donc tous en quête de cet amour. Car le but d'une vie, c'est de le trouver, et de le garder.

Mais si cet amour, moteur de vie, avait décidé de ne pas s'attarder dans la votre ? S'il avait tout simplement décidé de plier bagage sans crier gare ? S'il s'était dit, au final, que c'était bien avec vous, mais que vous ne le méritiez pas assez, que d'autres l'attendait ?

Alors à ce moment précis, l'amour, le vrai, l'unique, emmène avec lui tout ce qu'il avait décidé d'amener en vous : la confiance, le pardon, la foi en l'avenir... Il laisse à sa place un terrain dévasté où se mêlent peurs, craintes, méfiance et doute. L'amour est venu : magnifique, sublime, idéal, sans pour autant que l'on s'en soit rendu compte. C'est à son départ que la réalité nous rattrape.

A ceci prêt : avant ce grand amour, il y a l'espoir.
Mais quand l'amour, le vrai, l'unique, s'en est allé... il ne reste plus rien.

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20 mars 2008

Time goes by...

horlogeJe sais ça fait un petit moment que je n'ai pas écrit ici... Plusieurs raisons à cela. Premièrement : pas vraiment l'envie. Deuxièmement : pas vraiment le temps. Troisièmement : pas vraiment sûr d'avoir beaucoup de choses à dire...

Et pourtant ! On ne peut pas vraiment dire que ma vie soit très vide en ce moment. J'ai ENFIN une vie sociale à peu près digne de ce nom, provoquée par une vie professionnelle bien remplie, des sorties très (trop) régulières, des rencontres et des connaissances qui se multiplient un peu. En bref, je m'occupe au maximum la tête pour éviter de penser. A quoi je n'en sait rien. (Ou plutôt je le sais trop bien, mais je fais semblant de pas m'en souvenir, ça marchera peut-être, à force !).

Mon boulot ? Il me plait à mort ! Je pense vraiment que c'est ce genre de boulot qu'il me faut : déjà c'est à Disney, ce qui n'est pas négligeable pour moi qui ne pourrait plus vivre à plus de 15 min de ce lieu de perdition. Ensuite, ça bouge suffisamment pour que je ne m'ennuie pas, ce n'est jamais répétitif, et le produit est exceptionnel ! En plus, l'équipe (que je commence à appréhender, à connaître un peu mieux) est vraiment sympa dans son ensemble.

Mes sorties ? Ciné, bars, boîtes, restos... Ouais on peut dire que mon budget "loisirs" a totalement explosé ce mois-ci !!! Mais après tout, l'argent est aussi fait (un peu) pour être dépensé, alors j'en profites ! Et puis c'est aussi surtout un bon moyen de sortir de chez moi, de rencontrer des gens, de parler, de faire connaissance, et puis de s'amuser tout simplement !

Ma vie privée piétine... Ca avance, ça recule. En fait je ne sais pas ce que je veux. J'aurais bien quelques opportunités de pouvoir tourner la page, mais est-ce que j'en ai vraiment envie ? Est-ce que je me sens prêt pour partir sur autre chose ? Les souvenirs me sont brutalement revenus à la gueule en fin de semaine dernière, quand ça commençait à aller un peu mieux. J'écrirais surement un post sur ce sujet d'ici quelques temps, quand je saurais quoi en penser...

En attendant, on se revide la tête, on respire, et on vit !

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14 février 2008

J'aime po la Saint-Valentin

Depuis le début de la semaine, tous les amoureux ne parlent que de ça... "T'as pas une idée de cadeau pour mon chéri ???" ; "Ahh non jpeux pas sortir jeudi, je suis avec mon namoureux". Ca m'énerve tout ce ramdam autour d'une fête purement commerciale. Mieux vaut faire des cadeaux sans raison que de se dire "Je t'aime" à une date fixe, de toute façon. Franchement ce romantisme à deux balles c'est super dépassé, il y a que les vieux qui se souhaitent la st-valentin ! Et puis... Et puis...

Et puis merde. J'adore la Saint-Valentin, et j'suis super triste aujourd'hui. Oui car moi aussi je suis amoureux. Je crois que je suis même plus amoureux que beaucoup de personnes qui vont fêter la St Valentin en couple aujourd'hui. Mais je suis seul. Totalement vidé par ton absence. Totalement amoureux, pourtant. Et donc totalement con, enfermé dans cet amour impossible.

Alors ce soir je pense à toi. Je me fais du mal, forcément, à t'imaginer passer ta première St Valentin avec ton "chéri", ton "grand amour". Je pense à toi, je t'imagines doux, tendre, amoureux, prêt à tout. Mais dans cette vision, tu es avec lui. Il semble heureux. Tu crois l'être plus que tu ne l'as jamais été. Aujourd'hui je me rends compte de ce que je n'ai peut-être pas été. Ce que j'ai oublié de t'apporter. Ce que tu n'aimais pas chez moi. Mais tu ne m'as pas laissé la possibilité de le savoir, et de changer. Trop de regrets, de remords, trop de douleur à repenser à toi chaque jour.

Pffff. Fais chier cette journée.

2006

"Ca fait mal de vivre sans toi. Ca fait mal et tu ne t'imagines même pas..."

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12 février 2008

A la recherche de... celui qui veut ?

Je suis parti d'un constat : ça fait quand même bientôt 7 mois que je suis célibataire ! Je me suis donc dit qu'il était temps de faire quelque chose pour éviter de tout le temps ressasser des souvenirs, de ne pas être orienté vers l'avenir, de ne pas pouvoir être heureux à nouveau, de ne pas se créer de nouvelles relations, de vivre une saint-valentin dépressive à souhait... Bon en un mot, je suis grave en manque ! Pas que de sexe, mais de tout ce qui va avec (enfin pour moi en tous cas) : câlins, sentiments, bref une vraie relation, pas un plan Q !

Je sais pas pour vous, mais c'est jamais facile pour moi de me trouver quelqu'un. Bon je suis pas Brad Pitt, ça vous l'aurez compris, mais je suis pas Jeanne Moreau non plus, faut pas exagérer, donc j'espère que j'ai quand même une petite chance d'attirer quelqu'un, même si lui n'est pas non plus une gravure de mode (ça tombe bien, je préfère !). Du coup j'essaye de tout mettre en oeuvre pour tenter d'attirer quelqu'un dans mes filets, et lui laisser faire le premier pas !

rer1. LA VRAIE VIE - Bon la première solution pour trouver quelqu'un, c'est qu'on flashe sur vous dans le métro, dans la rue, à la fac ou encore chez Auchan. Bref, dans la vraie vie, quoi ! Alors dans le métro c'est mort... En lisant 20 minutes, les oreilles occupées par deux écouteurs, dans un éclairage néon digne d'une cuisine à 7h du mat', le tout saupoudré d'odeur de transpiration du voisin d'en face dur d'attirer le moindre regard... Même le côté glamour de Brad Pitt en prendrai un sérieux coup dans la gu*ule.
Dans la rue c'est délicat, je n'ai que 200 mètres qui séparent mon appart' de la gare RER (et là on repart sur la partie 1.1 évoquée ci-dessus), puis à peine 50 mètres pour aller à la Fac. D'ailleurs parlons-en de la Fac : c'est mort, j'y vais pas assez pour être repéré ! Et en plus, il y a presque que des nanas dans ma promo... Alors il reste Auchan. L'amour au rayon assouplissants ou encore légumes en conserve je sais pas si c'est très glamour. Alors bref, je crois que la vraie vie n'est pas le meilleur des viviers !

disneylandPARKing2. DISNEY (LA FAUSSE VIE) - Oui parce que Disney, c'est la première destination touristique européenne. Et les 14,5 millions de visiteurs qui pensent que Marne-la-Vallée, c'est là où vit la magie, ne se doutent pas que c'est aussi le lieu où la densité de gays au mètre carré est la plus importante d'Europe. La plus grande agence matrimoniale du secteur (baisodrome, pour ceux qui évitent la langue de bois). Alors il est là le problème... Beaucoup d'instabilité, et puis aucune vie privée : si vous couchez avec Paul un jour, vous pouvez être sûr que Virginie est au courant 2 minutes après, puis Jeanne et Serge, Marc et Sophie, et puis John, Ringo, Arnold, Willy et tous les autres gays du coin savent immédiatement la taille de votre engin, votre position préférée, et vos performances du jour. Quand on vous dit qu'on est une grande famille ! :-/ Je ne suis pas sûr que ce soit de ce côté là que je doive intensifier mes recherches...

livemsgr3. TCHATS ON THE WEB (LA VIE ARTIFICIELLE) - Eh oui j'en suis à un tel point qu'il devient nécessaire de brusquer les choses... Jusqu'à compléter ces profils sur des sites de rencontres (d'ailleurs je pensais pas que la taille, le diamètre et la forme de votre sexe étaient si importants pour le profil...). Et alors là bonjour le désastre ! 2 ou 3 photos histoire de voir si je fais pas trop peur, et c'est parti, toutes les s*l*pes du 77 vous considèrent comme un trou qu'elles n'ont pas encore exploré (on y retrouve d'ailleurs un grand nombre des protagonistes abordés brièvement en partie 2). Et là toutes les approches sont bonnes pour amorcer un dialogue foireux : "Salut je m'appelle Gaëtan et toi ?" Euuuuh... Non, pas moi ! "Ca te dirait un plan ?" Euuuh... Un plan de quoi ? De paris, du métro ? Soit précis, merde ! Ou alors sinon tu peux aller sur mappy ! "Salut tu recherches quoi ?" Là à l'instant, je recherche un stage dans l'événementiel, pourquoi, t'as un bon plan ? (private joke, cf mappy). Bon tous ces exemples pour vous dire que ça vole pas bien haut et que je n'ai pas ma place sur de tels sites. Vous me direz, si j'avais voulu tirer un coup, la chasse était ouverte, j'aurais pu me taper la moitié de Paris (en particulier 70% des plus de 40 ans, 80% des psychologiquement instables, 50% des salopes ambulantes, ainsi que choper 100% des MST disponibles sur le marché).

Alors je me pose la question... Est-ce qu'il faut nécessairement que je pique le petit copain d'un ami pour en faire le mien ?... (ce que j'avais "presque" fait il y a plus de deux ans, pour mon seul et unique et amour). Pffff la vie, c'est comme le sexe : des fois c'est dur. Et des fois, pas ! Mais c'est marrant, c'est pas en même temps ! ;-)

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09 février 2008

Moi et mon gâteau au chocolat

Une fois n'est pas coutume, j'ai décidé ce soir de faire de la cuisine... Mais comme je ne suis pas Cyril Lignac, j'ai décidé de faire quelque chose de pas compliqué, et d'en principe inratable : un gâteau au chocolat ! Le hic, c'est que chez moi je n'ai pas de four, mais un simple micro-ondes. Alors ni une, ni deux (ni trois d'ailleurs), je décide d'aller sur internet pour chercher une recette de gâteau au micro-ondes (eh oui ça existe !). J'ai donc trouvé rapidement (merci Google), et j'ai décidé de m'y atteler directement.

Les ingrédients sont tout à fait quelconques, et le gâteau semble être aussi gras qu'un vrai : 125 gr de chocolat et 100 grammes de beurre... (mouais, on est d'accord, demain c'est jogging !). Et c'est donc très motivé que j'ai consacré 10 minutes à la conception de ce festin, 5 minutes à sa cuisson, et 2 minutes pour la dégustation ! Heureusement j'ai invité quelques amis pour m'aider à le manger, sinon je me serais goinfré tout seul (avant de pleurer demain matin sur la balance !). Et vu comment ce gâteau a été terminé en moins de temps qu'il n'en a fallu pour le faire, je pense que vous conviendrez que c'était un succès ! Mauvaise nouvelle pour le régime, ça... Promis la prochaine fois, je cuisinerais un peu plus diététique !... :-)

gateau

Ah oui, autre promesse... La prochaine fois, je posterais quelque chose d'un peu plus intéressant ;-) Enfin j'espère...

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06 février 2008

Jogging : Saison 2008

C'est aujourd'hui qu'a eu lieu ma rentrée sportive ! Après 3 mois d'interruption pour cause de froid (lors de mon dernier tour en novembre, la température était de -5°), j'ai remis le couvert cette nuit, sur un coup de tête. Je m'étais pourtant couché vers minuit, mais n'arrivant pas à trouver le sommeil, j'ai pris mon téléphone, j'ai chargé un peu de musique, et j'ai enfilé mon survet' à 2h15 pour essayer de tuer le temps...

Et au final c'est moi qui ai failli me tuer ! J'avais oublié que c'était physique, le sport ;). Du coup je n'ai couru que 15 petites minutes, histoire de me remettre progressivement dans le bain et de pas trop brusquer mon corps par une sortie d'hibernation trop violente (et puis il faut avouer que si je me tapais une crise d'asthme dans la rue à 3h du mat', il y avait pas grand monde pour me secourir). Tout le monde me prend pour un fou quand je vais courir en pleine nuit... Bon j'avoue que c'est pas très commun, mais je déteste vraiment qu'on me voit courir. Ma solution, c'est donc de courir là où personne n'est susceptible de vous voir : la nuit ! Et au cas où je décide de courir le jour, je pars dans des sentiers où je suis sûr de ne pas rencontrer beaucoup de monde.

Vous l'aurez peut-être compris : je suis pas un grand sportif ! Avant ce que je préférais dans le sport, c'était les vestiaires ! Mais je me suis remis à courir depuis l'an dernier, et je dois avouer que j'y prend un grand plaisir et que c'est surtout un excellent défouloir. Allez aujourd'hui c'était 15 min, la prochaine fois ce sera 20, et d'ici peu je retrouverais mon rythme de 45 min de course.

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27 janvier 2008

So close (but still so far)

trainIl m'arrive parfois de réfléchir sur mon sort et ma vie... Et c'est lorsque je prends le train que ça m'arrive le plus souvent. Ce laps de temps où l'on est inaccessible, quasi-indisponible, un peu partout et surtout nul part à la fois... En bref, totalement déconnecté du monde réel tant qu'on est en mouvement. Un moment idéal pour se recentrer un peu sur soi et faire le point. Vous l'aurez sûrement compris, j'ai pris le train ce week-end. J'aimais beaucoup le train avant de le prendre aussi souvent qu'aujourd'hui...

On ne peut pas vraiment dire que je vis physiquement à deux endroits. Mon vrai chez moi, depuis 3 ans, c'est à Marne-la-Vallée, là où je vis. Mais c'est à Nantes que je suis né, que j'ai grandi, évolué, pris mes repères, noué mes relations d'amitié... C'est là-bas qu'est mon histoire.

C'est à Nantes que je me sens vraiment chez moi. Mes amis de toujours, je les revois à chacune de mes visites "au pays". Mais il manque quelque chose, ce n'est plus comme avant. La distance nous fait perdre des instants essentiels. Alors bien sûr, on se rattache à ce qui nous rapproche, les anciens souvenirs... En oubliant parfois de s'en créer de nouveaux. Je suis vraiment triste d'être loin d'eux. Et puis on grandit tous : les couples durent, et les projets d'une vie prennent forme ! Chacun commence à tracer son chemin, celui des grands... Je me sens décalé, pas seulement du fait que je sois gay, mais aussi parce que je n'arrive pas à trouver de stabilité dans quelque domaine que ce soit.

Alors je tente de me construire une vie ici, mais ce n'est pas vraiment chose aisée (surtout en ce moment). Déjà, les épreuves de l'an passé n'ont rien facilité, et ma perte de repères a été gigantesque. Ayant perdu l'homme avec qui j'ai passé 2 ans de ma vie, mes 2 années ici, le réveil a été dur : je me suis rendu compte que je n'avais personne à Marne-la-Vallée, à part lui. Mes relations ici sont, à quelques exceptions près, superficielles. Tout simplement parce que la majorité des gens le sont (y compris moi ? j'ai peur de le devenir, en effet). Bien sûr j'ai quelques amis, fort heureusement. Mais la relation est différente. Une amitié qui démarre est toujours délicate.

Le fait est qu'aujourd'hui, l'organisation segmentée de ma vie me rend éternellement insatisfait : mes amis et ma famille me manquent terriblement quand je suis ici, mais Nantes semble bien fade sans ma vie actuelle et la liberté qui l'accompagne. Alors je suis partagé entre amitiés durables (?) à Nantes, et amitiés jetables ici. J'ai l'impression de perdre pied, peu à peu, dans ce qui me semblait pourtant, au départ, une vie pleine de joie.

Alors mes "déprimes passagères" sont fréquentes et nombreuses, où que je sois. J'ai l'impression que ma vie est aujourd'hui véritablement scindée en deux, et que je n'ai que trop peu de moyens de lier ces deux parties entre-elles. Je ne peux être heureux qu'à 50% au maximum. Et surtout, je ne suis pas le même à Nantes qu'ici. Je ne peux pas encore être celui que je suis vraiment. Dur de laisser ses problèmes là où on les rencontre. Dur de faire la part des choses et de ne pas pouvoir parler de ce qu'on souhaiterait quand on en a besoin.

Voilà pour quoi je n'aime plus vraiment le train aujourd'hui... J'ai toujours l'impression de laisser une partie de moi durant le trajet.

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22 janvier 2008

Lettre ouverte

Ce soir, plus que jamais, c'est difficile... Cela fait 6 mois, jour pour jour, que tu es parti.

J'aurais tellement aimé ne pas y penser... Mais il n'a pas fallu beaucoup de temps pour que mon chagrin remonte à la surface. 6 mois que tu m'as laissé sur le bord de ton chemin. Tu n'as jamais fait demi-tour.

J'aurais tellement aimé que tu te retournes vers moi de temps à autre pour voir comment j'allais. Mais tu ne l'as pas fait. Tu as décidé de tracer ta route, loin de moi, enfermé dans ton "bonheur". Pas une seule fois tu ne t'es soucié de ce que je devenais.

J'aimerais tellement t'oublier. Mais ce n'est pas possible. Pas de la façon dont tu m'as traité. Pas après le mal que tu m'as fait. Pas après l'égoisme, la vanité, et la méchanceté dont tu as fait preuve. Pas après avoir vu que tes valeurs n'étaient que de beaux discours.

J'aimerais tellement me reconstruire. mais je crois que ce n'est pas pour demain. Après 6 mois à tenter de survivre, je n'ai plus aucun repère, je n'ai plus aucun but, je n'ai surtout plus aucun plaisir ou aucune satisfaction. Je ne vois plus grand monde. Je me sens exclu dans un monde où tu as ta place.

J'aimerais tellement ne plus t'aimer... Tu ne le mérites pas. Et je ne mérite pas de souffrir à te voir heureux, sans moi.

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13 janvier 2008

Trop de Magie tue la Magie...

vertical_lowCa faisait un bout de temps que je n'avais pas passé une journée dans les Parcs Disney. Eh bien hier, j'ai eu ma dose pour l'année entière ! Une pure journée "Guest" de 9h à 23h30, à arpenter les allées dans un froid glacial et à enchaîner les attractions... On ne m'y reprendra plus, je peux vous l'assurer !


Bon, ceci dit, pour ma défense, javais de bonnes raisons. Tout d'abord mon frère s'est levé à 5 heures du matin, et s'est farci 500 km de TGV avec ses copains pour tester la Tour de la Terreur ! Je ne pouvais donc pas les laisser tomber ! Une fois les "enfants" (hihi) partis, à 20h50, j'ai enchaîné directement sur une soirée spéciale aux Walt Disney Studios, où je devais faire entrer deux amis.

Résultat des courses (et attention, les chiffres sont édifiants !) :
9 Indiana Jones, 6 Space Mountain, 5 Tower of Terror, 3 Rock'n Roller Coaster, 2 Crush's Coaster (et je passe tout ce qui ne ressemble pas à une machine comblant un manque d'adrénaline...). Des journées comme ça, je me le jure, c'est TER-MI-NE !!!

Note à moi-même : Ne plus jamais inviter des "branleurs" de 15 ans à passer une journée dans un parc de loisirs, sous peine de passer la moitié de son temps assis à faire des loopings... ;-) Bon, allez, c'était bien quand même, va !

Note à moi-même (bis) : Rock'n Roller Coaster est une montagne russe dans le noir, à vitesse impressionante, incluant des inversions à 360°, des virages brusques, des chutes et des arrêts brutaux. Pour y participer vous ne devez pas souffrir de problèmes de coeur susceptibles d'être aggravés par des rencontres fortuites.
Eh oui, j'avais oublié que les vrais émotions peuvent vous prendre avant même le départ du train...

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01 janvier 2008

(Bonne) Nouvelle Année

cotillonsUne nouvelle année qui commence... Avec son lot de bises, de voeux, et de blas-blas habitels... Et bien entendu ses dizaines de "Bonne Année" balancés à tort et à travers, sans vraiment être réfléchis par ceux qui les prononcent. On a parfois l'impression qu'il s'agit d'un concours : comme si c'était à celui qui aura le plus prononcé "Bonne Année" que l'année sera la meilleure !

Le plus agaçant je crois, c'est de recevoir ces mails ou ces SMS identiques, postés à 50 destinataires à la fois... Alors ok, je comprends la démarche, on peut faire cela pour se remmémorer à des gens qu'on ne voit plus depuis longtemps, ou à des vagues connaissances. Mais pas à sa famille ! Pas à ses amis ! Les gens à qui l'on tient véritablement, les proches et les intimes, méritent qu'on leur souhaite une bonne année de manière significative, de manière individuelle. Avec le coeur, tout simplement ! En bref, il suffit juste de vouloir croire à ce que l'on souhaite.

Il y a certaines personnes à qui je ne souhaiterais pas une bonne année, en particulier ceux qui ont fait que la précédente a été un désastre dans sa seconde moitié. Il y en a pas mal à qui je souhaiterais tout le bonheur du monde en y croyant réellement, et je crois que dans ce cas je serais plutôt dans le haut de la liste (un peu d'égoïsme ne fait pas de mal de temps en temps !).

Mais après tout, a-t'on besoin d'une nouvelle année pour vouloir le bonheur de ceux que l'on aime ?

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